30/10/2008
L'Enigme de la Dame Blanche
L'Enigme de la
Dame Blanche ...
Stephan Lewis
12 juin 2002 ...
Il est un peu plus de vingt deux heures ...
Un sexagénaire à l’aspect distingué reflétant visiblement le flegme britannique, roule tranquillement pleins feux au volant de sa Jaguar E sous un ciel piqueté d’une myriade d’étoiles vers Lavelanet, petite commune de l’Ariège, région Midi-Pyrénées.
Il vient de dépasser la bretelle de Foix et il ne lui reste qu’une dizaine de kilomètres à parcourir. D’un geste machinal, notre homme allume la radio et prête une oreille distraite aux nouvelles condensées, que donne une speakerine à la voix agréable. La nuit est lumineuse, l’air tiède et malsain. Le véhicule vient de négocier un virage serré, lorsque dans le faisceau de ses projecteurs le chauffeur distingue une forme blanche plantée au milieu de la chaussée à moins d’une cinquantaine de mètres de distance. Surpris, il décélère jusqu’à stopper à hauteur d’une jeune fille toute de blanc vêtue.
Il fait aussitôt coulisser sa vitre...
- Bonsoir mademoiselle ... Vous allez vous faire renverser ! Que faites-vous donc par ici à pareille heure ?... s’étonne ce dernier en s’exprimant avec un léger accent anglo-saxon.
- Je me rends à Lavelanet... Pouvez-vous m’emmener enville ? C’est là que j’habite... indique la jeune personne d’une voix sourde et mécanique, dont le visage reflète une pâleur des plus singulières.
Avec un léger haussement d’épaules, le conducteur lui retourne un sourire pincé, mais indulgent. Il s'incline pour lui ouvrir galamment la portière et l’invite à s’installer sur le siège avant. Puis le véhicule poursuit aussitôt sa route...
Chemin faisant, notre homme détaille furtivement sa passagère à la dérobée, d’un œil réservé et discret par-dessus ses petites lunettes qu’il porte sur le bout du nez ... 19-20 ans. Vêtue d’une robe blanche très années 60. Plutôt agréable à regarder, bien que curieusement pâlotte et ... peu bavarde, ne soufflant même le moindre mot ; l’autoradio qui diffuse un programme de musique légère meublant à lui seul cette morne atmosphère.
Le chauffeur fait encore quelques tentatives pour nouer conversation, mais ses efforts demeurent toutefois infructueux, sa passagère ayant adopté une passivité quasi alarmante. Elle demeure inexplicablement silencieuse et immobile, un peu raide sur son siège, étrangement indifférente à tout ce qui l’entoure, presque absente.
Ils roulent depuis maintenant une dizaine de minutes. Un silence gênant, presque pesant règne à bord, lorsqu’une pluie tiède et pénétrante se met soudainement à tomber avec une extrême violence. De grosses gouttes s’écrasent sur le pare-brise, alors que la berline vient de dépasser le panneau signalant leur destination.
La pluie s'abat en un véritable déluge, comme si une main géante avait ouvert un titanesque robinet. Une bourrasque souffle même soudainement sur la commune, tandis que la Jaguar emprunte la rue principale de la commune totalement désertée, éclairée succinctement par quelques enseignes au néon restées allumées.
La jeune fille désigne bientôt une habitation à peine distincte, perdue au fond d’un grand parc.
- C’est ici que j’habite... indique-t-elle d’une voix plutôt froide en remuant à peine les lèvres.
N'y accordant aucune attention particulière, le conducteur lui propose courtoisement son imperméable, le temps pour sa passagère occasionnelle d’aller quérir un parapluie afin d’être en mesure de lui restituer son bien.
Sans la moindre formule de remerciement pour son bienfaiteur, elle a jeté le vêtement de pluie sur ses frêles épaules avant de se diriger d’un pas lent vers le lourd portail qui s’est ouvert en grinçant sinistrement. Puis, elle s'est fondue dans la nuit.
Son moteur tournant au ralenti et après avoir essuyé la buée qui se déposait sur la vitre d’un revers de la main, le chauffeur enfonce une allumette craquante dans le fourneau de son brûle-gueule. Il décide de patienter en écoutant distraitement la radio, sous l’égrenage incessant des va-et-vient monotones de ses balais d’essuie-glace qui se sont emballés pour chasser le voile hydrique ruisselant en continu sur le pare-brise.
La rue est à présent balayée par des trombes d’eau qui se déversent sur la bourgade prise au sein d’un violent orage.
Dix minutes se passent au cœur d’un silence seulement troublé par les battements de la pluie torrentielle qui a redoublé d’intensité, sans que la jeune fille n’ait refait son apparition.
Après avoir réprimé un mouvement d’impatience assorti d’un soupir de lassitude, le conducteur s'est rangé prudemment sur le côté de la chaussée contre la bordure du trottoir, avant de couper les gaz et d'éteindre ses phares. Puis, il relève frileusement le col de son veston pour se ruer, la tête rentrée dans les épaules, sous la pluie battante et le vent qui souffle en rafales, en direction du portail resté entrouvert.
Il traverse à présent le parc d’un pas pressé en frissonnant dans la nuit froide. Après avoir gravi les quelques marches menant au perron de l’habitation, il a trouvé refuge sous le porche protecteur de la porte d’entrée.
Un léger trait de lumière filtre à travers les volets de l’une des grandes baies vitrées. Avec un geste d’humeur, il s’éponge succinctement le visage, chasse nerveusement une mèche rebelle collée sur son front partiellement dégarni et essuie précautionneusement les verres de ses binocles. Sa redingote ruisselle de pluie, aussi se décide-t-il sans plus attendre et au risque qu’on le prenne pour un importun, à utiliser la sonnette ...
- Quel toupet !... murmure-t-il entre les dents... La jeunesse d’aujourd’hui est d’une ingratitude !
Le parc vient de s’illuminer, dévoilant ses pelouses verdoyantes et les massifs fleuris qui le tapissent… Mais la porte s'entrouve craintivement sur un homme âgé et squelettique, au faciès en lame de couteau et aux cheveux blancs. Il porte un vêtement d’intérieur. La mine étonnée et méfiante qu’il affiche ne surprend pas outre mesure son visiteur, étant donné l’heure avancée de la nuit.
- Cher monsieur, pardonnez mon intrusion à cette heure tardive ... s’excuse ce dernier sur un ton empressé en prenant un air navré assorti d’un sourire gaufré... J’aurais souhaité récupérer la gabardine que j’ai prêtée il y a un quart d’heure à la jeune personne que je viens de déposer.
Le vieil homme le dévisage d’un air interloqué à l’instant où surgit à sontour une femme d’un âge avancé, certainementl’épouse venue à la rescousse. Elle lui retourne elle aussi un regard sans équivoque, empreint d’une évidente suspicion.
- Il n’y a aucune jeune personne ici... rétorque le vieillard d’une voix sèche et courroucée, visiblement sur ses gardes... Vous devez vous tromper d’adresse monsieur. Il y a assurément erreur... ajoute-t-il d’un air farouche en ébauchant même un geste d’indifférence, voire de mauvaise humeur.
Poussée par une main rageuse, la porte a claqué au nez de ce visiteur visiblement indésirable.
L’attitude du maître de maison, aussi inconvenante qu’inattendue, a pour conséquence d’exaspérer notre homme, lui faisant même perdre une bonne partie de son flegme naturel. Après avoir haussé les sourcils et s’être difficilement contenu, il ne renonce pas pour autant, mais fait aussitôt une seconde tentative avec un air déterminé.
Et la sonnette tinte une nouvelle fois...
La porte s’est de nouveau ouverte sur le maître de maison, visiblement agacé. Son visage est empourpré du rouge d’une colère naissante et reflète à présent la mauvaise humeur. Sa voix se hausse même au diapason de l’exaspération ...
- Que voulez-vous enfin monsieur ! ... Permettez-moi de vous faire remarquer que votre insistance s’avère des plus déplacées ! Allez-vous continuer encore longtemps cette plaisanterie de mauvais goût ?... fulmine-t-il, exaspéré, saisi d’un énervement manifestement incontrôlable.
L’autre paraît littéralement secoué par la surprise...
- Calmez-vous mon ami ! Je m’excuse encore une fois de devoir vous importunerde la sorte et je conçois parfaitement l’incongruité de ma visite à pareille heure. Mais j’ai cru faire plaisir à cette jeune personne qui errait sur la route en la ramenant chez elle. Avec ce fichu temps, je lui ai même prêté mon imperméable. Et voici le résultat !... argumente ce dernier en se passant une main agitée sur ses vêtements mouillés.
- J’habite seul ici avec mon épouse... s’emporte maintenant le vieil homme sur un ton irrité et peu amène, assorti d’une agressivité à peine masquée... Vous n’allez quand même pas nous rejouer cette comédie à tour de rôle !
- Que voulez-vous dire ?
- Ne faites donc pas l’innocent ! Il y a plus d’un mois que cette mauvaise farce persiste ! ... Et à chaque fois qu’il pleut !... indique-t-il avec âcreté, la moue exaspérée, en tendant un doigt accusateur en direction de celui qu’il considère certainement comme un plaisantin de mauvais goût, flanqué d’un importun personnage.
- Mais ... Je vous assure que je ne comprends pas !
- Bon ... Je veux bien vous croire... admet enfin le vieillard d’une voix soudain déconfite, assortie d’un soupir d’énervement... Vous êtes peut-être sincère après tout. Mais rendez-vous compte ! Vous êtes la quatrième personne à nous réclamer soit un parapluie, soit un ciré, ou encore un imperméable prêtés à je ne sais quelle jeune personne censée habiter cette demeure !
Devant l’air ahuri affiché par son interlocuteur de passage, le maître de maison paraît cette fois perplexe. Sa lèvres’est gonflée en une moue d’ennui. Il semble tout à coup enclin à demeilleures intentions. Le ton employé s’est même subitement radouci ...
- Bon... Entrez ... Nous serons mieux à l’intérieur ... Quel temps de chien ! Et cette maudite bourrasque ! Pardonnez mon emportement, mais nous sommes sur les nerfs. Si cette plaisanterie au demeurant stupide persiste, nous finirons par aller déposer une plainte au commissariat.
- Je vous certifie pourtant avoir vu cette jeune personne s’introduire dans votre propriété et je puis vous assurer qu’elle n’en est pas ressortie. Je suis formel... insiste le visiteur.
- Nous ne comprenons rien à cette comédie... confie à présent l’homme d’une voix crispée, visiblement au comble de la contrariété... Et je vous garantis que personne, à part vous, n’est entré ici ce soir.
Ils sont à présent dans le couloir. Le visiteur a croisé le regard hostile de la femme qui, sans la moindre indiscrétion, a retourné un œil désapprobateur envers son époux, lui signifiant certainement par là qu’il avait eu tort d’ouvrir leur demeure à cet étranger dont elle désapprouve visiblement la présence, la jugeant même manifestement désobligeante.
- Permettez au moins que je me présente... suggère toutefois ce dernier, plutôt confus, en lui adressant un sourire contraint, conscient de jouer ici et involontairement le rôle de l’intrus, de l’indésirable... Je suis le professeur Joseph Winter. Je reviens d’un congrès qui s’est déroulé à Perpignan et ...
- Le professeur Winter ! Le célèbre archéologue ! J’aurais dû vous reconnaître ! On parle si souvent de vous à la télévision et dans les journaux... s’enthousiasme subitement le mari d’une voix confuse, la mine soudain penaude... Vous êtes Britannique n’est-ce-pas ? Mais vous possédez une propriété près d’ici. A Montségur, si je ne m’abuse ?... et le vieil homme semble à présent ne plus vouloir tarir d’éloges sur son visiteur.
- J’étais justement en route pour regagner mes pénates... précise ce dernier avec un sourire discret, à la fois soulagé et visiblement satisfait de la notoriété dont il semble jouir en ces lieux.
- Excusez-nous professeur, mais depuis quelque temps, nous sommes devenus méfiants... s'empresse de bredouiller à son tour la femme, au terme d'un silence gêné... Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme d’une vingtaine d’années peut-être, plutôt vulgaire d’ailleurs, nous a dérangés à peu près à la même heure pour nous conter à peu de chose près les mêmes faits, alors qu’il faisait également un temps épouvantable. Il prétendait lui aussi avoir raccompagné une jeune femme jusqu’à la grille du parc et lui avoir prêté son parapluie. Cette jeune personne l’aurait aussi prié d’attendre qu’elle revienne avec le sien pour lui restituer son bien.
- C’est étrange ... vous me dites que les conditions climatiques étaient identiques à cette nuit... relève Winter, perplexe.
- Je vous prépare une tasse de thé professeur. Cela aidera peut-être à vous faire oublier notre emportement... propose cette fois la femme, devenue soudainement prévenante, invitant même son visiteur à pénétrer dans la salle à manger avec un geste d’insistance.
Winter consulte rapidement son bracelet-montre...
- Vous êtes très aimable chère madame ?... observe-t-il en esquissant un sourire d’amabilité, butant volontairement sur le patronyme.
- Devaux ... Monsieur et madame Devaux... se hâte de préciser le mari.
- Je vous remercie de votre obligeance madame Devaux, mais j’ai déjà perdu un temps précieux et vous m’en voyez sincèrement navré. Je ne puis m’attarder davantage ... Tant pis pour ma gabardine. Il faut croire que cette jeune personne qui vous joue cette farce collectionne, à votre insu, les vêtements et les accessoires de pluie... présume Winter avec un sourire contraint... N’excluons toutefois pas la possibilité d’une plaisanterie d’un goût dirons-nous ... douteux. Mais enfin ...
Sans autre commentaire, il s’est déjà hâté vers la sortie, lorsqu’il jette un œil oblique et distrait sur le bahut de la salle à manger … Il n’a pu retenir un tressaillement, tandis que son regard accroche et s’attarde sur l’une des photos encadrées qui garnissent le buffet. Fronçant les sourcils dans un tic qui lui est familier, il a marqué un temps d’arrêt. Ses hôtes de circonstance, sans comprendre, ont à leur tout dirigé leurs regards dans la même direction, sans cependant interpréter la réaction étrange du professeur.
- La jeune fille, sur cette photo !... s’étonne ce dernier en se penchant sur le portrait.
L'ombre d'une profonde tristesse est passée dans les yeux gris du vieil homme et son visage s’est subitement creusé.
- C’est notre petite Sarah... murmure-t-il, en étouffant un soupir haché.
- Elle nous a quittés il y aura bientôt trente ans ... Elle est décédée dans un accident de la circulation... complète la femme d’une voix rendue rauque par l’émotion, détournant presque aussitôt son regard... Elle venait d’avoir ses vingt ans. Elle repose dans le petit cimetière, près de notre maison.
Cette fois, le professeur a haussé les sourcils ... Sans en demander l’autorisation, il s’est emparé du cadre renfermant la photographie qui représente une jeune fille au sourire moqueur et insouciant, assise en amazone sur une moto.
- Ou votre fille a une sœur jumelle, ou... extrapole-t-il en hésitant, détaillant les Devaux d’un œil indiscret par-dessus ses binocles.
Les intéressés ont échangé des regards interdits et Paul Devaux considère tout à coup Winter d’un air interloqué.
- Nous n’avons eu que cette enfant... murmure-t-il, la lèvre inférieure légèrement tremblante en exhalant un nouveau soupir.
- Que voulez-vous dire professeur ?... s’étonne à son tour l’épouse.
Un embarras marqué s'est dessiné sur le visage de Winter qui examine à présent la photographie avec une attention soutenue.
- Cela va certainement vous paraître absurde, mais la personne qui se trouvait tout à l’heure dans ma voiture ressemble à s’y méprendre à votre fille... finit-il par avouer avec une moue de tergiversation.
La femme a pâli. Son époux a sursauté. Ils échangent maintenant tous deux des regards effarés.
- C’est impossible... objecte ce dernier d’une voix étranglée et mal assurée... Vous avez... tente-t-il d’ajouter sans cependant pouvoir terminer sa phrase, ses yeux gris semblant implorer une explication.
Le désarroi s’est manifestement emparé du couple, visiblement paralysé par l’émotion. Le coup a été rude et difficilement encaissable, accentuant l’embarras du professeur. Celui-ci se trouve à présent dans la plus totale expectative, regrettant amèrement d’avoir ainsi jeté le trouble dans la demeure pour avoir remué involontairement des souvenirs depuis longtemps enfouis et par trop pénibles à évoquer.
- J’avoue toutefois qu’avec l’obscurité... argumente-t-il alors gauchement avec une maladresse quasi étudiée, conscient de cette équivoque et tentant à présent de se reprendre avec un frisson de regret dans la voix... Et puis, il est vrai que cette jeune personne est restée de marbre durant le trajet. Nous n’avons échangé que quelques brèves banalités ... Après tout, j’ai très bien pu me tromper ... Et si vous me dites qu’elle était votre unique enfant ... Pardonnez mon erreur... finit-il par bredouiller, visiblement contrarié de s’être fourré dans une situation aussi délicate. Puis, après un ultime instant d’hésitation... Il est temps que je reprenne la route... argumente-t-il en toussotant... Fort heureusement, il ne me reste qu’une douzaine de kilomètres d’ici Montségur. Ravi d’avoir fait votre connaissance... ajoute-t-il en esquissant un sourire gêné, saluant ses hôtes occasionnels d’une main tendue, masquant maladroitement sa déconvenue. Puis, sans plus se faire prier, il s’est dirigé vers la sortie, suivi du couple qui semble à présent agir à la façon de deux automates, absent et le regard lointain, vide de toute expression.
Trempé de la tête aux pieds, le professeur Winter a repris place au volant de sa Jaguar. La mine dubitative, son regard erre d’abord au hasard, épiant les alentours de la propriété. Puis, il détaille les environs avec une attention soutenue, guettant l’hypothétique apparition de la mystérieuse et audacieuse jeune fille. Mais l’endroit reste désert.
Plus qu’à son tour partie prenante pour les intrigues et dévoré par une curiosité quasi pathologique, une étrange intuition vient de lui traverser l’esprit ...
Les époux Devaux lui ont bien précisé que leur fille était enterrée dans le petit cimetière contigu à leur habitation ! Celui-ci doit donc se trouver dans le voisinage.
Il se gratte pensivement la nuque, la mine réfléchie, étouffant trois ou quatre bâillements. Puis, avec des gestes lents trahissant sa perplexité, il a allumé sa courte pipe et contemple durant un instant les volutes de fumée bleue qui s’étirent paresseusement vers le plafonnier, en tapotant machinalement le cuir de son volant. Notre homme est visiblement intrigué, hésitant encore sur la décision à prendre, mais qui maintenant s’impose malgré l’heure avancée ... Dehors, la pluie a cessé de tomber ... Après une dernière hésitation et bien qu’il ne soit pas loin de vingt trois heures, son sens inné de la curiosité finit par prendre le dessus. Aussi se décide-t-il brusquement à en avoir le cœur net. Après avoir emprunté une lampe électrique dans le vide-poches, il abandonne une nouvelle fois son véhicule pour longer les murs du parc des Devaux.
Il n’a parcouru qu’une cinquantaine de mètres, qu’il est déjà rendu devant l’entrée du cimetière. Les grilles sont ouvertes, mais les lieux ne sont pas éclairés. La nuit est noire, épaisse et inquiétante, aussi se glisse-t-il comme une ombre dans l’allée menant aux tombes.
La silhouette sombre des arbres et la brise un peu forte qui agite les branches qui bruissent dans les ténèbres créent une atmosphère angoissante. On ne perçoit plus que le léger bruit de son pas qui crisse sur le gravier. C’est le cœur battant la chamade, qu’il est arrivé en vue des premiers tombeaux.
Les pinceaux de sa lampe fouillent fébrilement l’obscurité. Impressionné par le silence et la solitude qui règnent dans l’endroit, il inspecte minutieusement chaque sépulture, à la recherche de celle portant le nom de Sarah Devaux … Mais il vient de tressaillir à l’approche d’un tombeau ... Il en reste même figé de saisissement ... Une boule d’angoisse lui bloque la gorge ... Ce n’est pas le patronyme gravé sur la pierre qui en est responsable. C’est le vêtement de pluie qu’il vient de reconnaître pour être le sien et qui recouvre le caveau sur lequel il lit avec stupéfaction ... « Ici repose Sarah Devaux. »
00:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note



Commentaires
Jolie histoire prenante et très bien écrite ça donne envie de continuer la lecture de vos autres nouvelles -
Ecrit par : SONIA | 29/10/2008
Bon plan
http://sauldreetsologne.hautetfort.com/archive/2008/10/21/musee-de-la-sorcellerie-visite-nocturne-pour-haloween.html
Ecrit par : Philippe | 30/10/2008
j'ai lu des histoires sur la dame blanche mais la votre est de loin la plus intéressante.
Ecrit par : Virginie Ducastel | 02/11/2008
J'ai non seulement apprécié l'intrigue mais également votre style. Dommage de laisser le lecteur sur sa faim, mais c'est un extrait.
Vous avez un talent indubitable et vous serez rapidement connu, si ce n'est déjà le cas.
Au plaisir de vous voir un jour hanter mon chateau. lol !
Edith
Ecrit par : Edith Mandrin | 02/11/2008
j'aime c'est super vous en avez d'autres.
Ecrit par : Evelyne | 02/11/2008
Joli ! Pour une fois l'histoire de la dame blanche est captivante.
Ecrit par : Helena | 03/11/2008
C'est bon j'ai bien aimé cette nouvelle. Beaucoup de style et intrigant.
Ecrit par : Lionel | 03/11/2008
J'ai bien aimé cette petite nouvelle on est pris dans l'action.
Laurence
Ecrit par : Laurence | 04/11/2008
j'aime beaucoup
Ecrit par : Ghislaine | 04/11/2008
Bonjour Stephan. C'est plutot sympa de vous trouver sur le net. J'ai lu 2 romans de vous et j'ai bien aimé. Je continurai a vous suivre tout au long de votre parcour. Ici je vois qu'on a le choix et j'aime beaucoup ce que je viens de lire.
Karl
Ecrit par : Karl | 04/11/2008
Je suis hyper contente de vous trouver j'ai lu les mystère de l'ile des géants et le secret des pierres d'ica c'est ma mère qui les as achetés elle adore aussi vos romans. Cette petite histoire est bien aussi.
Katia
Ecrit par : Katia | 04/11/2008
J'ai lu d'une traite et j'ai adoré ce conte.
Ecrit par : Patrick | 04/11/2008
Drole d'aventure pour le professeur Winter lol. J'ai lu vos romans mais je ne connaissais pas cette merveilleuse petite nouvelle. Bravo.
Ecrit par : Elisa | 05/11/2008
Je reconnais là ton talent.
Ecrit par : Christine | 05/11/2008
bien cet histoire de la dame blanche
Ecrit par : Tite Chti | 05/11/2008
Suspens à volonté ! C'est bien écrit et on est pris au jeu. j'aimerais en lire beaucoup de comme ça.
Ecrit par : Gini | 06/11/2008
moi aussi j'aime bien la dame blanche, on en parle souvent dans les émissions sur le paranormal,j'aime bien les témoignages des gens.
Ecrit par : Christine | 06/11/2008
J'aime aussi la dame blanche comme toi christine j'ai regardé beaucoup d'émission sur ça mais ce conte est différent et je l'ai trouvé super.
Sophie
Ecrit par : Sophie | 07/11/2008
Je m'intéresse de près aux apparitions de la dame blanche et c'est tr-s singulier. J'aime beaucoup ce portrait que vous avez fait et c'est très bien écrit. Un régal.
Ecrit par : René | 07/11/2008
Bien tourné ça tient en haleine tout au long de l'histoire. j'ai adoré.
Joëlle
Ecrit par : Joëlle | 07/11/2008
Un vrai plaisir à lire.
Anne Lize Ronchain
Ecrit par : Anne Lize | 07/11/2008
J'ai beaucoup aimé cette eptite nouvelle.
Ecrit par : Solange | 07/11/2008
Bonjour. j'ai apprécié ce petit conte c'est trés plaisant.
Lyanne
Ecrit par : Lyanne | 07/11/2008
Un beau petit conte sur la dame blanche. j'ai lu en prenant du plaisir.
Sonia
Ecrit par : Sonia | 08/11/2008
Joli petit texte, l'histoire est cool et bien écrite. Je l'ai imprimé.
Ecrit par : Bernadette B. | 09/11/2008
Bien rendue cette nouvelle de la Dame Blanche. On se demande quoi jusqu'à la fin. j'ai beaucoup aimé.
Ecrit par : Charlotte | 09/11/2008
Bonjour. je vous connais pour avoir lu les sondeurs du temps que j'ai lu avec un grand plaisir. je me suis toujours promis de me procurer vos autres romans.
j'ai apprécié cette petite nouvelle à sa juste valeur. parfaite.
A bientôt - françois
Ecrit par : François | 09/11/2008
C'est vraiment mystérieux mais c'est beau et j'ai bien aimé.
Laurène
Ecrit par : Laurène Braville | 09/11/2008
Bonjour Cher Stephan. Super de vous voir sur internet j'ai lu vos romans. j'adore lire ce genre d'histoires comme le mystère de l'île des géants. j'espère que vous en écrirez beaucoup comme celle la.
J'ai bien aimé l'histoire de cette jeune fille morte et qui revient voir les vivants avec le professeur winter. Vous êtes mon auteur préféré.
Mad -
Ecrit par : MADISSON | 09/11/2008
Bonjour stephan. je suis moi aussi fan de vos romans de par ma mère lol. Elle possède tous vos livres et je les ai lus aussi. Vous avez beaucoup de talent.
Laurence
Ecrit par : Laurence | 09/11/2008
hello stephan. Bravo pour ces histoires. Je les ai lues et j'ai aussi lu tes 3 livres. j'attends la sortie des enfants des étoiles.
Te souvient tu d'avoir parlé avec moi ? Il y a 2 mois environ ? Continue sur ta progression tes romans sont géniaux et on en redemande.
Raoul
Ecrit par : MARKASSIN45 | 09/11/2008
Bien conçue cette petite histoire avec le professeur winter. On le retrouve dans vos romans. J'ai lu le secret des pierres d'ica et j'ai aimé ce roman.
Je chercherai les autres.
Emmanuelle
Ecrit par : Emmanuelle | 09/11/2008
j'espère ne pas en croiser une comme celle-ci j'en mourrais de peur lol . ceci dit, j'ai adoré cette histoire
Ecrit par : Tirlande | 09/11/2008
bonjour STEPHAN je lis vos romans depuis le début. Vous êtes différents des autres auteurs par votre style et vos "parlés" au présent. je vous apprécie énormément.
Bravo pour cette nouvelle que je découvre.
Mélika dit Rillette
Ecrit par : Rillette | 09/11/2008
Elle est bat cette histoire j'adore
Ecrit par : La Funambule | 10/11/2008
je vous ai découvert il y a quelques semaines et depuis j'ai lu tous vox textes. C'est un véritable enchantement. Vous avez un rare talent qui passionne les lecteurs.
J'ai commandé votre dernier roman sur le net et j'ai hate de pouvoir le lire.
Emilie Cambray
Ecrit par : Minouche | 10/11/2008
Bonjour Stephan.
Quel talent vous avez. Je m'essaie a écrire des nouvelles mais je n'ai pas ce talent. Je vous envie. Je vous ai envoyé 3 contes pour que vous me donniez votre avis ce serait très sympa. j'espère que vous aurez le temps.
Ecrit par : Marion | 10/11/2008
J'ai lu votre dernier roman Le secret des pierres d'ica. j'ai adoré. On retrouve a peu prés la même ambiance que dans vos autres romans. je les ai tous. C'est véritablement passionnant. A quand la sortie du prochain ?
Bien réussi cette petite nouvelle. Vous excellais dans tout.
Merci Stephan.
Marianne
Ecrit par : Oiseaubleu | 10/11/2008
Slt stephan. Je vous ai déja parler sur le net et j'adore vos romans. je n'en est plus qu'un a acheter les sondeurs du temps et j'aime bien aussi cette histoire avec cette dame blanche qui est trés mistérieuse.
Solange
Ecrit par : Solange | 10/11/2008
Cette histoire est trés bien écrite. j'aime beaucoup.
Ecrit par : Lydia | 10/11/2008
bonjour Stephan. J'ai bien aimé cette histoire. Elle est bien écrite et passionnante.
Je lis régulièrement vos parutions je suis une fervente lectrice de vos romans.
Alexiane
Ecrit par : Poupee | 11/11/2008
10/10 pour cette petite nouvelle sur cette fameuse dame blanche que croisent mles automobilistes sur les routes du Sud. L'a pas de chance ce bon vieux Winter. C'est la première fois qu'on le trouve sans son inséparable ami Dany Ballantine. Eh oui je lis vos bouquins et j'adore vos romans.
Angélique Dupin - Toulon
Ecrit par : Ange Bleu | 11/11/2008
Je prends en principe toutes les auto stoppeuses lol blances ou noires du moment qu'elles sont jolies. Passionnant votre histoire.
J. Michel
Ecrit par : Jean Michel | 11/11/2008
Joli petit texte etre le fantastique et le merveilleux - Je vous connais car je suis une fervente de vos romans. Je vous apprécie au plus haut point.
MJ.
Ecrit par : Mary Joe | 13/11/2008
Bonjour Stephan c'est un réel plaisir de vous trouver sur le net. j'adore vos romans chapeau pour le dernier le secret des pierres d'ica. J'aimerais beaucoup que vous me les dédicaciez alors si un jour vous passez par dijon faites moi signe je vous laisse mes coordonnées par mail avec mon numéro de téléphone.
a bientôt j'espère - Martial Blondin
Ecrit par : Martial Blondin | 13/11/2008
j'ai lu votre nouvelle avec le plus grand plaisir. Bravo pour votre style.
Manuel
Ecrit par : LEPINE | 13/11/2008
hello Stephane. Je suis super contente de vous trouver sur le net. Sympa de mettre toutes ces histoires. Je suis une fana de vos bouquins je les ai tous lus et j'attends le prochain avec empressement. Je souhaite un jour vous rencontrer.
Helena
Ecrit par : La Boheme4578 | 13/11/2008
On accroche tout au long du récit. c'est clair et bien écrit.
Ecrit par : Marie-Brizzard | 13/11/2008
Je lis tous vos romans et j'aimerais bien les faire dédicacer. Je vous ai envoyé un e-mail mais vous ne m'avez pas répondue. J'adore vos histoires stephan.
Je vous ai revoyé un e-mail et merci d'y répondre.
Claire Triquet (Rennes)
Ecrit par : Claire Triquet | 13/11/2008
bonjour stephan - j'ai bien aimé ce texte avec la dame blanche. J'ai vos romans à la maison et je vous admire.
Dans cette magnifique petite histoire c'est la première fois qu'on découvre le professeur WINTER sans son ami DANY BALLANTINE. j'ai adoré cette histoire.
Sandra
Ecrit par : Sirennedes mers | 13/11/2008
Bonjour Stephan. je ne vous trouvez plus sur les blogs de AOL et j'ai du chercher un moment avant de retrouver votre piste. je suis une fidèle lectrice et je viens régulièrement sur vos blogs. C'est vrai que AOL a supprimé tous ses blogs mais ouf je vous ai retrouvé.
J'attends la sortie des Enfants des étoiles avec impatience.
Sabrina
Ecrit par : SAB 8974 | 13/11/2008
Bonjour Stephan. On m'a indiqué votre blog où il y aurait paraît-il de l'excellente littérature.
Une première approche au niveau de l'énigme de la dame blanche m'a pratiquement convaincue de ce bien fondé.
Ecrit par : Philomennne | 13/11/2008
Bonjour Stephan. Sympa ce récit. j'aime énormément vos romans. j'ai vu que le prochain serait bientôt édité ce qui me réjouit. je suis dany Ballantine et le professeur Winter dans toutes leurs aventures et ça me change les idées. Merci pour tout ça.
Sonia
Ecrit par : Sonia | 13/11/2008
Il n'a pas peur le brave Winter. c'est vrai qu'il est aguerri de par ses aventures avec Dany Ballantine lol.
je connais vous voyez. Je lis vos bouquins et c'est très passionnant.
A bientôt dans une nouvelle parition de Dany Ballantine.
James Langre de sedan
(j'ai savouré cette nouvelle)
Ecrit par : Etna97 | 13/11/2008
j'adore cette histoire un peu macabre lol mais c'est géniale.
Ecrit par : ASTRIDE 75000 | 13/11/2008
Bonjour M. Lewis. je suis contente de vous trouver ici. Je lis vos romans et j'aime beaucoup vos histoires sur les mystères comme le cr^^ane de cristal ou l'île de Pâques. J'ai acheté Le secret des pierres d'ica mais je ne l'ai pas encore lu par manque de temps mais je vais bientôt être en vacances et je vais y remédier.
j'aime beaucoup ce petit récit avec le professeur Winter l'ami de D. Ballantine.
A bientôt vous rencontrer j'espère.
Mireille Veramont - Lille
Ecrit par : HarpeDuez | 14/11/2008
hey Stephan ! Bravo pour ce conte j'ai adoré. J'ai vos romans a la maison il me manque juste les sondeurs du temps mais on ne le trouve plus dommage.
Nadine fidèle lectrice
Ecrit par : Citronpressé | 14/11/2008
Je viens de lire ce récit avec plaisir. j'aime ce style narré au présent c'est vivant. J'ai entendu parler de vous (en bien) et je suis contente d'avoir un aperçu de votre talent.
C'est très positif.
Solange Ghael - Lyon
Ecrit par : GeorgeSAND89 | 14/11/2008
Excellent -
Ecrit par : MANGREVE | 14/11/2008
Bonjour Stephan.
je suis une fidèle lectrice de vos romans d'aventure mais j'ignorais que vous écriviez également des nouvelles. j'ai aimé cette petite histoire de dame blanche. Vous la rendez différemment de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Ecrit par : Valérie | 14/11/2008
Elle est bien écrite cette petite fiction. Je vous ai cherché vraiment par hasard sur le net, je ne m'attendais pas à trouver un blog de vous. Je vous connais car j'ai lu 2 de vos romans. Ca m'a énormément plu.
Ecrit par : Contesse4523 | 14/11/2008
J'aime votre lecture. je possède vos romans et je vous apprécie. j'adore les aventures de Dany BALLANTINE et on devrait en faire un film. Pas mal du tout ce petit roman on ne se doute pas un seul instant que ça finira comme ça.
Andorrra
Ecrit par : Andorrra | 14/11/2008
Bonjour Stephan. je suis moi aussi une inconditionnelle lectrice de vos oeuvres. heureuse de vous trouver sur le web.
Ecrit par : Ginette | 14/11/2008
bonjour stephan / ça me fait vraiment très plaisir de vous trouver ici. J'ai lu plusieurs de vos livres et j'adore les aventures de DANY BALLANTINE c'est mon héros préféré. J'ai bien aimé aussi le récit de la dame blanche c'est court mais très passionnant.
Pricillia
Ecrit par : Pricillia | 15/11/2008
j'adore cette ambiance ça me donne des frissons. j'ai bien aimé.
Ecrit par : Vampirettte | 15/11/2008
j'ai lu pas mal d'histoires sur la dame blanche mais la vôtre est particulière et sort des sentiers battus. C'est très bien écrit et c'est nouant jusqu'à la chute.
Excellent.
Ecrit par : LANCRIER | 15/11/2008
Winter fait sa petite enquête et se transforme en Maigret dans cette fable des plus plaisantes. Je connais le professeur Winter pour l'avoir lu dans les aventures de dany BALLANTINE. Je vous admire beaucoup Stephan et je suis un de vos lecteurs les plus fidèles.
Ecrit par : Montralut | 15/11/2008
Bonjour stephan. félicitation pour cette petite nouvelle. j'ai bien aimé.
Je vous lis depuis un moment déja. J'adore vos romans de science fiction.
Marine
Ecrit par : La Danseuse | 15/11/2008
Vous reprenez ici le mythe de la dame blanche et vous le rendez différemment. C'est joliment trouvé et ça m'a bien plu.
Béatrice
Ecrit par : Béa Gulpa | 15/11/2008
Bonjour Stephan.
C'est une amie qui m'a indiqué votre blog. Je vois que vous mettez pas mal d'écrits en ligne. J'ai eu l'occasion de lire un de vos livres le mystère de l'île des géants et j'ai bien aimé l'intrigue.
Cette petite nouvelle de la dame blanche est très agréable à lire.
Lucien Demoge - Besançon
Ecrit par : Le denicheur | 16/11/2008
j'aime beaucoup ce récit sur la dame blanche. C'est créatif et ça diffère de tous les sujets traités sur ses apparitions. Très passionnant.
Chimenne
Ecrit par : Champlaine | 16/11/2008
Original le récit. Emotion et frayeurs garanties ! L'intrigue est bien menée et l'impact sur le lecteur est des plus efficaces. Vous menez parfaitement le sujet traité. J'ai été passionné par cet extrait, trop court soit dit en passant, mis à part que je ne vais plus oser franchir les grilles d'un cimetière ! lol ! ...Je lirai ce livre avec plaisir dès sa sortie en librairie.
de la part de Elsa
Ecrit par : KeurdeRoker | 17/11/2008
De l'avis général il est indiscutable que vous avez énormément de talent et je vous souhjaite toute la réussite que vous méritez.
André
Ecrit par : Ventrilok | 18/11/2008
Bonjour Stephan. Bravo pour cette petite nouvelle.
Ecrit par : Alexia | 18/11/2008
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